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L'équité dans l'attribution des aides aux communes

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Malgré le confinement, le Conseil départemental a pu adopter le 29 avril en visioconférence son budget, le dernier en année pleine du mandat actuel. Retour avec le Président Christian Astruc sur ce moment important pour la vie de la collectivité.

Ce budget 2020 est avant tout un budget sur fond de crise économique majeure. Qu’est-il prévu pour les entreprises dont beaucoup se trouvent en grande difficulté ?

Je veux d’abord préciser qu’aucun des nombreux chantiers de la collectivité n’a été interrompu sur décision du Conseil départemental et que le rythme des travaux menés a été préservé autant que possible. Sur les routes, par exemple, d’ores et déjà 10,5M€ de travaux ont été engagés cette année. C’est aussi pour ne pas pénaliser la reprise que nous avons tenu à adopter ce budget malgré le confinement en recourant à la visioconférence : sans budget, les opérations nouvelles de voirie ou les subventions aux communes pour leurs projets d’investissements restaient en suspens, ce qui aurait représenté un manque à gagner substantiel pour beaucoup d’entreprises.

Enfin, l’assemblée départementale a acté la participation du Conseil départemental au fonds de solidarité de l’État en faveur des très petites entreprises et au fonds régional à destination des entreprises du tourisme, de l’artisanat et du commerce de proximité. À travers ces deux fonds, ce sont ainsi 1M€ d’aides exceptionnelles qui ont été débloquées pour le redémarrage de notre économie

A part les éléments liés à la crise du COVID 19, que faut-il retenir de ce budget 2020 ?

Tout simplement qu’il s’inscrit dans la continuité de ceux votés depuis 2015. Avec 13M€ empruntés, soit moins que le capital remboursé, il permet la poursuite du désendettement qui atteindra 10M€ à la fin du mandat. Une prouesse quand on sait que les taux départementaux de fiscalité sont restés stables tandis que les investissements, eux, ont augmenté, avec 209M€ de 2015 à 2019 contre 203M€ de 2010 à 2014.

Dans ce budget 2020, comme dans les précédents, d’importants crédits d’investissements sont prévus pour les aides aux communes, alors même qu’il s’agit d’une dépense facultative pour les départements, pourquoi ce choix ?

L’effort en faveur des communes est remarquable au regard de ce que l’on observe dans la majorité des départements comparables et c’est un choix dont nous sommes fiers. Car les communes sont un vecteur de l’aménagement équilibré du territoire. En soutenant l’investissement communal, le Conseil départemental garantit donc à tous les Tarn-et-Garonnais l’accès à des équipements publics de qualité et de proximité. C’est pourquoi, depuis 2015, le niveau des subventions départementales en faveur des communes a non seulement été maintenu mais augmenté de près de 15% par rapport à celui connu précédemment.

Qu’en est-il de Montauban ?

Au début du mandat, nous avons introduit de l’équité dans l’attribution des aides aux communes en définissant une enveloppe à chacune ne dépendant que de sa population. Un profond changement dont Montauban a été la grande gagnante. Songez que près de 3,4M€ d’aides lui ont été octroyées par le Conseil départemental entre 2015 et 2019 pour financer ses projets, contre à peine 720 000€ de 2010 à 2014 sous l’ancienne majorité de Messieurs Baylet et Gonzalez ! Depuis 2015, Montauban a aussi perçu plus de 500 000€ de subventions du Département au titre de la voirie communale contre tout simplement 0 au cours du mandat précédent...

Le Conseil départemental investit donc à Montauban ?

Bien évidemment et même massivement ! Je rappelle que plusieurs des grands projets actuellement conduits par le Conseil départemental depuis 2015 se situent sur le territoire montalbanais, comme entre autres la restructuration du centre universitaire de Montauban (12M€), la réhabilitation des archives départementales (4,3M€), la construction d’un nouveau centre départemental de l’enfance et de la famille (2,3M€), la restructuration de la maison départementales des personnes handicapées (1,8M€).

Sans oublier le gymnase du collège Azana qui a été livré à la rentrée 2010, que nous mettons à disposition de plusieurs associations sportives montalbanaises et qui, contrairement à ce que j’ai pu entendre ici ou là, donne entière satisfaction. Quant aux dépenses d’aide sociale à destination des publics montalbanais, elles s’élèvent à plus de 35M€ par an en 2019 hors frais de personnel, soit près du quart du montant consacré aux solidarités sur l’ensemble du Tarn-et-Garonne.

On entend parfois certains élus regretter que le Département n’en ferait pas assez pour Montauban, que cela vous inspire t-il ?

Sur ce sujet, les faits, je viens de les donner. N’en déplaise à certains qui ont fondé leur carrière politicienne sur l’agitation et la polémique. Vous savez, depuis 2015, je me sens aussi montalbanais ;  je passe 40 heures par semaine à Montauban à l’Hôtel du Département, ce qui n’a d’ailleurs pas été toujours le cas de mes prédécesseurs. J’ai aussi à l’esprit que Montauban est la ville Préfecture. En ma qualité de président du Conseil départemental de Tarn-et-Garonne, je suis donc convaincu d’une chose : ce qui est bon pour Montauban l’est naturellement aussi pour le Tarn-et-Garonne et vice-versa !